ON A DEUX MOIS DE PLUS !

 

// BREAKING NEWS //

On a 2 mois de délais supplémentaires avant intervention possible des flics ! Ce qui nous amène donc au 31 juillet 2021 comme date d’expulsabilité.

Avant ça, à partir du 31 mai, les astreintes financières (de 100e par personnes présentes et par jour) pourront tomber sur les personnes ayant leur nom dans la procédure (et uniquement celles-ci). Donc si tu viens, t’as pas de risque de prendre une amende sur ta tronche.

On compte pas se plier à leur décision et céder à leur répression -de merde-, on va rester.

Viens occuper et habiter le lieu si t’en as l’envie, ou fais tourner le mot à tes copaines. Que tu sois déter à t’impliquer ici ou que t’aies envie de passer du bon temps à la rivière et que tu sois déjà passé.e.x ou non, t’es lea bienvenu.e.x !

 

Les queers de la Rivière

EXPULSABLE LE 31 MAI

                                   

Ca y est les recours légaux sont épuisés. 

Verdict de l’appel : la cour « ordonne expulsion », « enjoint les personnes assignées à remettre terre et batiments occupés sans droit ni titre, à y enlever tous leurs effets et à les libérer pour le 30  mai, sous peine d’astreinte de 100 euro par jour de retard et par personne présente »doivent rendre « les lieux… » libres le 30 mai, dans 5 semaines
Un « dédommagement » de 1000 euros doit être versé à la commune de saint Jean-du-Gard.
Sinon, « assistance le la force public ».
Premières réactions : choqué, triste, colère, blasé, fou rire nerveux, jet de cailloux dans la rivière, jeter nos têtes dans l’eau glacée, des petites discut émotion, des larmes, de la deter pour organiser le futur…
Être destabilisé.e.s parce que c’est notre maison, et où est-ce qu’on va aller ? 
Puis rebrancher la colère quand tu réalises que c’est une entreprise privée qui va s’installer ici.
Alors tu regarde les arbres, les oiseaux qui construisent leur nid, la rivière, le regard des copaines et puis t’as les nerfs, les boules, le seum.
Un point commun : dégoût, injustice.
Néomérys, et encore le capitalisme et l’exploitation qui gagne du territoire.
Un projet capitaliste greenwashé qui va encore détruire une terre qui n’a rien demandé.
Des raclures de bidet qui vont se faire des thunes sur ce lieu libre et gratuit
Et puis 
merde quoi ici c’est squatté depuis 11 ans maintenant !
Et puis 
mal de ventre de penser à nos cabanes détruites, les maisons murées
Et puis 
le cerveaux qui dit non quand il pense à tous ces collectifs, ces gentes de passage, les énergies qui ont traversé ici à qui on fermera le portail
Et plus assez de doigts pour compter les lieux expulsés ces derniers mois; tous ces endroits qui réunissent les copaines, où tu peux venir sans demander l’autorisation à personne : détruits, volés, vendus, achetés. 
Partout autour il faut payer, demander l’autorisation, avoir de l’argent, des papiers, cohabiter avec des non-humaines qui se font exploiter, se faire marcher dessus par des virilos, être montré.e du doigt, exclu.e et incompris.e si t’es neuro atypique, être la personne seule et solitaire dans un groupe de cis-het, être entouré.e de béton dedans et dehors.
C’est pas acceptable. 
On encaisse un peu, et vous tiens au courant de la suite.
Passez nous voir encore, que ce mois de Mai sois joli.
MAIL : 

Rendu de l’appel de février 2021

Le rendu du procès en appel a confirmé la décision du premier procès, qui nous rend expulsables à partir du 31 mai.

Pour ajouter à la pression, le tribunal ajoute des amendes de 100e par jour ET par personnes présentes à la Borie à compter du 31 mai.

En plus, nous serions obligé.e.s de payer les frais de justice et autres de la commune de Saint-Jean-du-Gard, qui s’élèvent à 1000e et plus.

On ne lâchera pas !

On vous ré-écrit bientôt !

WE NEED YOU FOR LA BORIE !

La Borie, c’est ce trop beau lieu queer en pleine campagne cévenole, avec sa rivière et son histoire à rallonge de procès, tentatives de récupération capitalismoecolobobo et moult péripéties de collectifs.

Au niveau juridique, on attend ce qui semble être la dernière cartouche : le rendu de l’appel du procès, qui tombera le 19 avril.(on vous tiendra au jus du resultat sur le site et autre média)

Le nouveau projet phare pour ce lieu est une vente à néomérys, une entreprise de production de bio carburant, BEURK.

En attendant ce rendu, et pour affronter cette décision de justice, on aimerait bien que tu viennes !

Parce que en ce moment on a envie et besoin d’énergie. On a de la place pour : De nouveaux projets de construction, de petits plats le soir, des feux au bord de la rivière !

Copaine du futur, copaine du passé, vient donner un nouveau goût d’éclat en cette période de doute ! Le lieu est ouvert, et même qu’en ce moment il y a plein de soleil.

TU AS ENVIE DE VENIR ?

(c’est trop cool !)

A savoir sur les habitudes du lieu :

>Un lieu ouvert ça ne veut pas dire qu’on y accepte tout le monde et toutes les pensées !

Fachos, anarcho-virilos, membres du KKK, validistes, transphobes… etc cet appel n’est pas pour vous. Toutes les dominations systémiques de notre société merdique sont inacceptables. Bien sûr on est encore ancré.e.s et traversé.e.s par ces normes, mais on travaille individuellement et collectivement à les déconstruire, et il faut au minimum être prêt.e à s’entendre dire les choses et à travailler dessus.

> un lieu antipsy

Aujourd’hui ça se traduit par du soin interperso, pas mal d’autogestion et un espace safer pour les personnes neuro-atypiques et/ou qui ont besoin d’un lieu calme. Ca passe notamment par laisser beaucoup de place au consentement : demander si c’est ok de mettre de la musique, de s’installer là, fumer, boire de l’alcool etc… ( c’est pour prendre soin les un.es des autres en tant que groupe..). Même si La Borie s’inscrit comme un lieu antipsy, on n’a pas les compétences/l’énergie pour agir/assurer un rôle de soignant.e/d’accompagnant.e et c’est cool d’en être conscient.e.

> un lieu avec des non-humain.es

Il n’y a pas que des humain-e-s qui habitent à La Borie. Alors on te demande de respecter les végétaux qui s’y trouvent, les chien.ne.s , les chat.te.s (donc pas de chien.ne.s qui les tuent ou les chassent) et les autres êtres vivants qui s’y trouvent.

Quelques besoins concrets :

Si tu as moyen de ramener quelques trucs avec toi, ça serait super chouette comme :

  • De la récup de bouffe pour humain.es et non-humain.es

  • Du matos de construction

  • Du matos médic

  • Des couvertures, des matelas, des duvets, de quoi permettre aux gen.te.s de bien dormir.

ICI on a :

Une cuisine d’extérieur pour quand on est nombreuses, des sleeping en mixités choisies sans mes cis et sans mec cis hétéro, et un sleeping mixte pour les alliés et des endroits pour poser sa tente, un potager, une bibliothèque, quelques espaces camions (mais plus beaucoup)

POUR venir concrètement :

A saint jean du gard, prendre la direction saint étienne vallée fançaise deux fois. Vous êtes pendant 10-15 minutes sur une petite route en zigouigoui . A un moment elle se divise en deux, restez sur la route de gauche, passez devant les graffitis roses «  laborie lutte encore », un peu plus loin encore au panneau «  ne jeter plus les gentes hors de chez elleux » prenez à droite et vous tomberez au portail. Il est fermé mais vous pouvez ensuite venir à pied on vous ouvrira ensuite !

Des algues qui mangent les arbres? Welcome to La Borie 2021

La Borie, lieu squatté dans les Cevennes, est expulsable… Jusque là rien de nouveau.
Ce qui aurait pu devenir un barrage hydraulique dans les années 80, puis jusqu’en encore récemment un camping bobo-bio-écolo, est en phase de devenir le terrain de jeu d’une nouvelle start-up-biotechnologico-écolo.

Sur son site, on apprend que Neomerys, basé à Montpellier, est un laboratoire de recherche qui bidouille les algues. Des algues génétiquement modifiés dont le but est de servir les industries chimiques et pharmaceutiques.

Son projet phare: une nouvellez recette « verte » visant à remplacer le pétrole à terme. Un biocarburant nouvelle génération. Les ingrédients: des algues, de la sève, une grosse pincée de technologie revenu à l’huile de la science le tout soupoudré de bullshit écolo.

Le nom de ce projet: Kodoma en référence aux esprits mythologiques japonais défendant la forêt. Un condensé de foutage de gueule subventionné par nombre d’entreprises et différentes structures étatiques dont le ministère de la recherche.

Jérémy Dutheil, son fondateur, jeune et dynamqique, a remporté le grand prix EDF énergie intelligence.

En bref, un enième projet capitaliste aux allures écologiques, une enième nuisance techno-industrielle dans un monde toujours plus civilisé où l’espèce humaine est amenée à toujours plus contrôler ce qu’y reste de sauvage.

Appel donc aux esprits rebelles de la forêt, aux errant.es des villes à défendre La Borie. Lutter contre ce monde de frics et de blouses blanches, c’est aussi s’en prendre aux normes que nous avons intériorisé.es. Les machos, transphobes, racistes, psycophobes, politicien.es des luttes ou autres appelistes, vous n’êtes pas bienvenu.e.s!

Situation actuelle:
Le procès en appel a eu lieu 15 février. Le rendu doit tomber le 19 avril. Il est possible que le lieu fasse l’objet d’une procèdure d’expulsion immédiate dans la foulée du rendu… ou pas…
On postera des nouvelles lorsque l’on en aura, le lieu est ouvert, il est possible d’y venir maintenant ou plus tard lorsque ce sera l’heure de la bagarre.
La majorité des personnes sur le lieu sont queer. Y en a entre nous qui ont besoin de calme, c’est chouette de respecter ça. La Borie a souvent été appelé un lieu anti-psy et ça nous semble important de preciser que nous ne pouvons peut-etre pas apporter du soin pour tout le monde. Y a aussi des chienNEs et des chatTEs.

Contre le pink et le green washing !

PS: Les responsables de ce projet ont des noms et des adresses que l’on peut trouver sur leur site internet: https://www.neomerys.fr/

nonauxexpulsionslaborie@riseup.net

Procès du 2 juillet 2020 pour l’expulsion de la Borie.

 

Une alarme retentit et toutes les toges se lèvent. On se regarde comme des enfants rebelles. Notre avocat Nicolas Gallon nous explique : « la justice est rendue au nom du peuple français, ce n’est donc pas pour honorer les juges que l’on se lève, mais pour rendre hommage au peuple. » Ca nous fait une belle jambe..

On pense à ce qu’il se passe dehors, sur les marches du tribunal, là où on a laissé une nuée de copaines – magnifiquement vêtu.es de leur plus belles parures –  ne pouvant accéder à la salle d’audience à cause de l’état d’urgence securito-sanitaire. Ielles sont affalées sur les marches ou se trémoussent légèrement sur un fond de techno. Ça fait quand même plaisir !

10H pétantes : Ah, c’est enfin à nous ! Les copaines se déplacent vers la fenêtre de derrière depuis laquelle on peut les voir grimper sur la grille pour y accrocher des pancartes. C’est très drôle ce paysage de fond qui surgit derrière la juge habillée de tout son sérieux.

Ça y est, les deux avocats sont face aux juges devant un pupitre et c’est d’abord à celui de la mairie.

Partie 1 : l’accusateur

Il commence par une intro en nous décrivant comme des squatteurs SANS DROIT NI TITRE et qui d’ailleurs n’en revendiquent aucun. Le lieu serait « une ZAD qui n’a plus rien à défendre ». Pour preuve de l’illégalité assumée du mode de vie on peut même trouver une pancarte à côté du portail disant : « pas d’huissier, pas de flics, pas de proprios. » [ton outré]

Nous serions des excité.e.s qui ne font qu’organiser des évènements illégaux comme par exemple de nombreux « appels à la résistance, appels à soutien, appel au camping … »

Il parle fort et clairement, c’est le grand méchant loup. Il s’agite devant son pupitre, trépigne, bouge les mains, fait quelques mouvements de côté.

D’un seul coup, on entend les cris des copaines dehors, des « hiiiiiiiiiiiii » de présence. Ça pause une nouvelle ambiance.

Tu parles de nous, oui, mais nous, on est là.

L’avocat vacille, lève les yeux et se rend compte de la présence des personnes dehors.

« Voici exactement un exemple du genre de chose qu’ils font », [ton dédaigneux], dit-il en pensant que notre rassemblement de queer à paillettes étaye sa théorie des dangereux zadistes.

Il continue en rappelant l’histoire juridique de la Borie de son point de vue. C’est un peu ennuyeux : le déroulement des faits du premier procès, les occupants de leur chef et tout le tsointsoin avec Patrick et Delphine.

On se réveille lorsqu’il commence à sortir un gros bluff en plein milieu de tout ça.

« La mairie a fait de nombreuses propositions aux squatteurs pour régulariser leur situation, mais ils n’ont jamais voulu y prêter attention par manque de sérieux. A chaque réunions étaient présentes des personnes différentes, aucun suivi n’était donc possible… »

Un message envoyé aux copaines : « Il ment, des cris ! ».                                 Des huées « ouuuuuuh » se font entendre.

Il continue de nous dépeindre tels de dangereux occupants en précisant que nous vivons dans des « yourtes, caravanes et tentes » [ton de mépris sur ce dernier mot]

Et là, il se permet une envolée dramatique : « Suite au rendu de l’appel du premier procès, les squatteurs lancent immédiatement un appel à la résistance, commencent à construire des barrages et se procurent même des scies sauteuses ainsi que des talky-walky. »

Des scies sauteuses !!!!!!!!! Sait-il au moins ce que c’est qu’une scie sauteuse ??? peut-être confond il avec une tronçonneuse? (Et quant bien même ?) Et les barrages – quel comble – avec des barricades ?

Il continue sur le même style : « Ensuite, les occupants lancent des appels au camping ! [ton choqué] En plus de beaucoup d’autres évènements : festivals, concerts, qu’ils organisent de manière totalement sauvages »

Est ce vraiment un terme juridique ou est ce qu’il n’a pas trouvé mieux comme adjectif dans sa tentative de nous discréditer sans arguments de fond ?

Il continue sur le chapitre « les pauvres voisins persécutés » et parle des menaces qu’on leur aurait faites, de l’impossibilité de faire venir leurs petits enfants à cause du danger que nous représentons. Au passage, merci à ell.eux, nos cher.es voisin.es qui ont bien participé, avec leurs mensonges pour sauver leur peaux pour leur propre procès, à notre stigmatisation.

Après cette tirade explosive, il continue de décrire la procédure : « beaucoup de gens passent à la Borie et il est presque impossible pour la marie de les identifier clairement, c’est pourquoi elle s’est vu dans l’obligation, à l’automne dernier, de lancer une procédure non contradictoire…  ».

« C’est faux !» Ca sort tout seul d’une de nos bouches.

Mais quand même, entendre un mec qui n’était pas là, dire l’inverse de quelque chose qu’on a vécu, c’est pas possible! On était allé en urgence jusqu’à Alès le jour même du passage de l’huissier pour être sûre qu’ils aient bien nos identités et ainsi éviter une procédure contradictoire.

« Silence », recale la juge.

On distingue la silhouette de deux copaines derrière la fenêtre qui se mettent à danser en montrant des pancartes : « mensonge ». Puis, « résistence ». L’ambiance devient complètement loufoque.

Ça nous fait rire et décompresser un peu.

L’avocat quant à lui, légèrement déboussolé par cette présence, continue en contrant à l’avance les arguments de notre avocat (qu’il a lu dans notre dossier).

« La partie adverse tentera d’invoquer un changement de juridiction, cependant, le juge des contentieux et de la protection ne s’occupe que des biens immobiliers pour lesquels il y a un bail. Il est donc inutile de lui demander de gérer cette affaire.

– de plus, on invoquera en face qu’il n’y a pas d’urgence à l’expulsion, on demandera 2 ans de délais ! [ton outré]. Cependant, il y a un projet, celui d’une dame, madame Austin, à laquelle on n’a même pas laissé une chance de s’installer. Ce qui prouve que ce lieu n’est pas si « ouvert et libre » que le prétendent ses habitants. »

Les deux copaines font des chorégraphies super élaborées avec les pancartes.

Enfin, il continue en boucle sur le fait qu’on est agressifs et malveillants.

On décroche un peu car il redit les mêmes choses, c’est pas intéressant, on a déjà bien compris son propos.

Il finit sur une fausse apothéose prophétique en utilisant des phrases du genre :

– le tribunal ne pourra que se déclarer compétant.

– le tribunal demandera nécessairement l’expulsion imminente des occupants…

On dirait presque qu’il essaye de jeter des sorts.

Bref…ça a duré 20minutes et maintenant :

C’est le tour de Gallon, notre avocat.

 

Partie 2 : le défenseur

Il explique :

« si l’on en croit les descriptions de mon adversaire, nous serions en zone de guerre. Or, ce n’est pas du tout ce qui se passe. Nous avons ici affaire à des gens qui sont pour la majorité jeunes ; entre 18 et 35 ans ; et qui n’ont aucune intention belliqueuse. Une trentaine y vivent là avec 7 enfants, tranquillement depuis plusieurs années. La Borie a d’abord été un lieu de lutte politique contre un barrage dans les années 80 et elle a depuis toujours été habitée. Il s’agit donc d’un lieu d’habitations depuis plus de 30 ans. Il y prend place également des activités culturelles, des débats et des rencontres. C’est un endroit d’échanges…

Il continue de nous dépeindre de manière extrêmement positive en prenant le groupe de gentes dehors pour exemple : « Voila le type de personnes que c’est. »[ton sympathique et bienveillant]

« Il n’y a eu aucune violences perpétrées ».

Il détruit presque chaque argument apporté par l’avocat adverse.

« Mon contradicteur invoque le fait qu’il s’agit d’un « domaine », et que donc nous ne pourrions donc pas faire appel au juge des contentieux et de la protection. Est ce une blague ? [ton sarcastique]. En droit, je ne connais pas de « domaine ». Je connais des « parcelles », des « locaux », des « immeubles ». Et la Borie en compte deux. D’ailleurs, dans ses conclusions, la mairie le dit elle-même : demande l’expulsion des parcelles xxx ainsi que des maisons. Au pluriel !

« Depuis plus de 20ans, la mairie tolère l’habitation de ce lieu car elle ne pose pas de problème. Il est alors étonnant d’évoquer tout à coup l’urgence. Ce lieu créé du lien dans la région.

Il s’agit également d’un refuge pour des personnes qui ne parviennent pas à s’intégrer dans la société. Au delà des institutions, il offre un lieu où l’on peut aller de manière libre et gratuite. D’ailleurs, la réputation de la Borie n’est plus à faire, plusieurs professionnels (voir pièces jointes) expliquent en quoi elle a pu aider et soutenir de nombreuses personnes. Le nombre de témoignage est impressionnant. Nous nous sommes contenté de 40 mais il y aurait pu en avoir 200. La diversité des personnes touchées par ce lieu est aussi digne d’intérêt : de tous les âges et de toutes les catégories sociales.

De plus, il s’agit également d’un lieu de refuge et d’accueil pour des personnes que je me permettrais de qualifier, comme elles s’auto-définissent, de lbgtq+.

Et c’est également un refuge pour des personnes ; et je le dis parce que c’est vraiment le cas ; qui se trouvent en situation de précarité.

Quand vous prendrez votre décision, c’est à toutes ces personnes là qu’il faudra penser.

À propos de notre voisine Dannielle Austin :

« Cette histoire est cousu du fil blanc !

La mairie invoque l’urgence en expliquant sois disant que madame Austin ne pourra pas mener à bien ses activités tant que les occupantes sont sur place, sachant qu’elle occupe une maison séparée du reste des terrains, nous nions totalement cette déclaration.

J’ai l’habitude de traiter ce genre de dossiers, et ce n’est pas la première fois que je vois un grand propriétaire mettre en place un projet pantin pour faire croire à une urgence. Non, ce qui est le plus choquant dans cette histoire, est que madame Austin ait obtenu un bail d’occupation précaire alors même que la procédure d’expulsion était toujours en cours et que le lieu était déjà occupé. Il était alors évident qu’elle ne pourrait pas y développer ses activités.

Elle a sans aucun doute été utilisée par la mairie pour justifier l’expulsion, à l’inverse de ce qui est prétendu. J’ai d’ailleurs eu vent du fait que cette pauvre dame n’était pas en bons termes avec la mairie et sentait qu’elle avait été utilisée. »

Puis vient le dernier point administratif important : « Au sujet de la compétence du juge des contentieux et de la protection, la loi dit qu’il s’occupe des affaires de logements immobiliers dans lesquels il n’y a ni droit ni titre. C’est écrit noir sur blanc ! » Il relit le texte de loi encore une fois.

« D’ailleurs, s’il existe un juge des contentieux et de la « protection », c’est bien parce que au niveau du logement, le législateur a voulu mettre en avant le besoin de protection de personnes vulnérables ou fragiles. Il faut donc respecter sa volonté. »

En fait, on ne sait pas d’où l’autre avait sortit son histoire de : « le juge des contentieux et de la protection s’occupe seulement des logement avec un bail ». Il n’avait cité aucun texte.

A la fin la juge clôt l’audience en disant « Réponse le 14 aout après délibération du jury »

Nous sortons sous la mousse et les applaudissements. Des nouvelles gentes sont arrivées depuis tout à l’heure, toute la monde est magnifique. Il manque juste les crêpes faites la veille qu’on a oublié à la maison.

Atelier sur le privilège blanc – à la Borie

Durant le confinement, trois personnes (racisées métisses et blanche) ont donné un atelier sur le privilège blanc. Celui-ci s’est déroulé il y a une semaine à la Borie.

C’est un atelier pensé en particulier à destination des personnes blanches (bien qu’il ait eu lieu ici en présence de quelques personnes racisées) car ses objectifs sont de :
– permettre des échanges et des réflexions sur le système de domination raciste,
– partager une reconnaissance de la position de blanc-he comme position dominante et privilégiée dans ce rapport social,
– contribuer à une prise de responsabilité des personnes blanches dans leur auto-éducation vis à vis du racisme,

– contribuer à une réflexion critique sur les tensions inévitables quand on souhaite lutter contre le racisme depuis une position dominante,
– espérer alimenter la lutte concrète contre le racisme aux niveaux individuel et collectif.

Nous avons arpenté des textes pour explorer les différentes facettes du racisme systémique, dans le but de nous confronter intimement à notre propre racisme intériorisé. Préférer prendre conscience de comment celui-ci opère dans nos milieux militants plutôt que de s’attaquer à un racisme extérieur à nous, comme celui des fachos ou de l’état. Voici les thématiques des textes arpentés ensemble :

Sur la « concurrence » entre les priorités politiques des féministes, des milieux radicaux et des personnes racisées.

– Sur les majorités blanches dans les milieux féministes et queers et l’« accueil » pas toujours correct des personnes racisées.

– Sur la prise de conscience que la blanchité est un privilège.

– Sur le privilège blanc et la difficulté (qui découle de ce privilège) d’aborder les questions de racisme avec des personnes blanches.

– Sur l’appropriation culturelle en général et en particulier dans la cuisine.

En deuxième partie nous avons regardé la vidéo « How microaggressions are like mosquito bites » (« Comment les microagressions ressemblent à des piqûres de moustiques »), qui montre à quel point les microaggressions racistes usent les personnes concernées. Cette usure non perçue par les dominant-es apparaît parfois quand une personne réagit à une microaggression qui fait déborder le vase. Ce type de réaction est malheureusement souvent jugé comme surprenant, disproportionné voire violent par les personnes blanches.

Voici les conclusions données par les personnes qui animaient l’atelier :

Les blanc-hes sont privilégié-es. L’important c’est l’impact de ce privilège dans les interactions avec des personnes racisées, pas la culpabilité blanche ni les intentions, parce qu’on fait souvent de la merde avec de bonnes intentions.

Il y a des allers-retours à faire entre « ferme ta gueule et bouge ton cul ».

Les blanc-hes sont très silencieux-ses sur les questions de racisme. Si on agit pas, on est moins exposé-es à la critique… mais ça ne change rien, donc ça entretient le système raciste. Alors une chose qui nous parait essentielle concernant des blanc-hes qui veulent lutter contre le racisme, c’est de prendre conscience que l’inconfort est inévitable et ne se dissipera pas.

On pourrait conclure en établissant des objectifs comme par exemple que nos espaces soient de plus en plus accueillants et agréables à vivre pour des personnes minorisées qu’elles soient en lutte ou pas.

Mais là on a plutôt envie de rappeler qu’il est normal qu’on garde un malaise, un inconfort. Il n’est évidement pas possible de régler la question rapidement, de résoudre des siècles de construction raciste en un claquement de doigt. Quand on commence à prendre ce chemin de prise de conscience, il est plutôt douloureux, pénible. Il se trouve qu’on peut être en même temps allié-e et aggresseur-se. Et c’est un peu tiraillant comme sensation. La culpabilité qu’on ressent sur ces sujets est cependant un problème à gérer seul-e. C’est à dire qu’on ne pourra pas demander à des personnes racisées de nous distribuer des bons points et nous (r)assurer qu’on est meilleur-es qu’avant.

Il s’agit entre autres de faire l’expérience de la réduction de ses privilèges concrètement. D’accueillir de manière correcte la parole des personnes qui se sentent agressées par nos comportements racistes. De corriger petit à petit son langage, ses gestes, ses évidences.

En tous cas, vous l’avez compris, travailler sur son privilège blanc, c’est un processus, pas un truc où un jour on aura assez lu et tout compris. Et comme travailler à réparer les endroits où on a été blessé-e, humilié-e et qu’on continue de l’être est aussi un travail prenant, comprenons que les personnes racisées ont aussi parfois d’autres priorités que nous éduquer. Sans animosité. Juste les chantiers en cours ne sont pas toujours compatibles. Et en plus, sachez qu’on est pas mal à rajouter à cette double réalité des petits détails relativement prise de tête comme d’être à l’intérieur de nous des mélanges de racistes et de racisé-es, de colons et colonisé-es, de dominant-es et d’humilié-es, de coupables et d’enragé-es, etc. Tout ça.

Voici quelques ressources, blog, musique et vidéos :

  • Vidéo « How microaggressions are like mosquito bites » https://www.youtube.com/watch?v=hDd3bzA7450

  • Vidéo sur la chaine YouTube Keyholes&Snapchots (de la youtubeuse Clémence, femme cis noire française afroféministe), Les micro-agressions  https://www.youtube.com/watch?v=vsxmCV8Kr8Q

  • Vidéo du sketch Aamer Rahman (humoriste militant australien banglado-descendant homme cis), Le racisme anti-blanc. https://www.youtube.com/watch?v=DO-GM1ObW3s

  • Vidéo du sketch Aamer Rahman, Atelier sur les ptits blancs https://www.youtube.com/watch?v=0qFWvCa5wbU

  • Musique de Pétra Pied de Biche (chanteuse militante afro-féministe), Jeu de Blancs et Ne pas déranger https://petravolta.wordpress.com/petra-pied-de-biche/

  • Le blog de Joao Gabriel https://joaogabriell.com

  • Le blog de Sem Nagas https://sorryiamnotsorryblog.wordpress.com

  • Le blog de Ms Dreydful https://msdreydful.wordpress.com

  • Le blog de Nur uebergeben.wordpress.com

  • Ms. Dreydful (militante noire), Les gens et le racisme, un problème d’égo

  • Robin DiAngelo (sociologue et militante antiraciste américaine blanche femme cis), La fragilité blanche : pourquoi est-ce si dur de parler aux blancs de racisme.

  • Maisha Z. Johnson (auteure afro-américaine femme cis), Quel est le problème avec l’appropriation culturelle ?

  • Nelly (militante queer racisée), « Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu être blanche… », fanzine It’s been lovely but I have to scream now, #1, janvier 2017

  • Peggy Mac Intosh (chercheuse étasunienne blanche femme cis), questionnaire pour savoir si on bénéficie du privilège blanc.

  • Si vous voulez vous aussi checker vos privilèges voici un petit exercice proposé par Kathy Obear (femme cis blanche étasunienne) sur les modes de comportements classiques des blanc-ches :


PROCÈS DE LA BORIE À L’HEURE DU CONFINEMENT

Dans le contexte, on espère que tout-e le monde – notamment les personnes vulnérables au coronavirus – va bien et trouve le soutien nécessaire pour passer à travers cette période bizarre. De notre côté on se sent très privilégié-es d’être confiné-es à La Borie. On est conscient-es que la tournure répressive des évènements n’est pas évidente à vivre pour beaucoup de personnes enfermées dans leur logement-cellule. Un moment qui nous rappelle que l’état policier peut toujours manipuler à son bon vouloir ses lois pour restreindre les libertés individuelles et préparer le terrain pour un flicage généralisé de nos déplacements et de nos vies. On pense entres autres aux personnes racisées sur qui s’abat la violence policière avec d’autant plus de vigueur ces jours-ci (pour faire changement…).

Comme vous devez le savoir déjà, la plupart des tribunaux sont suspendus tout autant que le cours normal de la vie. On a donc eu l’excellente nouvelle que le procès pour expulsion de La Borie, initialement prévu pour le 2 avril, est reporté au 2 juillet. On organise des festivités pour l’occasion en espérant que le confinement aura prit fin d’ici là.

Si tu as prévu de venir te confiner avec nous, sache que c’est pas un lieu idéal pour les personnes vulnérables au coronavirus. De plus, le climat est encore un peu froid pour vivre confortablement en camping sur le bord de la rivière. Résultat, on s’entasse pas mal dans les espaces chauffés. Donc si tu viens, il faut prévoir d’être autonome pour ne pas saturer les espaces collectifs. Sinon on pourra évidemment réfléchir ensemble pour trouver des solutions, La Borie est grande et pleine de ressources. Aussi, et surtout, on souhaite préserver le confort qu’on a su mettre en place cette dernière année pour les meufs, trans, pédés, gouines et autres queers dans le genre qui ont trouvé refuge ici. Alors si t’es un mec cisgenre hétéro (dyadique, c’est-à-dire pas intersexe), c’est cool de voir si tu as d’autres options de lieux avant de venir, il en existe tant d’autres où tu peux trouver ta place aisément. La Borie reste un lieu ouvert, mais critique de la culture cis-hétéro-patriarcale. YAY !

Prenez soin de vous, où que vous soyez <3

Recommandations pour renforcer son système immunitaire:

– deux cuillères d’Elixir du Suédois par jour

– trois gouttes de propolis si la gorge te gratte (bon… par contre c’est pas végane)

– quinze gouttes d’extrait de pépins de pamplemousse dans un litre d’eau à boire dans la journée

– quelques gouttes de teinture-mère d’aubépine pour calmer les angoisses

– boire beaucoup, de la tisane de la reine des près ou du thym par exemple

– une gousse d’ail cru

– beaucoup de sommeil

– de l’entraide

– une grève des loyers

– prétendre de faire du footing pour sortir tous les jours

– chanter à tue-tête avec tes voisin-es à travers les murs

– garder la pêche en pensant à nos futures retrouvailles

– du love

A nos voisin.e.s, Patrick Pasanau et Delphine Maillard, qui changent d’idées politiques selon comment le vent souffle.

(Réponse au tract écrit le 29 janvier 2020 et distribué dans St-Jean-du-Gard dénonçant les violences perpétrées par les « squatteurs » à leur encontre)

Il y a 10 ans, lorsque Pat’ et Delph’ ont invité des squatteurs qui venaient de se faire expulser à venir occuper les bâtiments vides de la Borie, ça faisait très cool et c’était intéressant pour eux puisque eux-même squattaient leurs maisons de manière isolé et qu’il fallait faire rapport de force, être nombreux.ses. Ielles s’en gargarisent encore d’ailleurs, car l’étiquette « révolutionnaire » leur sied bien. Depuis, l’équipe du collectif, qui a bien changée, a pu assister au grand discours de Patrick, l’été 2017, à l’une de nos assemblée face aux menaces d’expulsions, qui avait des plans machiavéliques de résistance et qui criait bien fort qu’il ne se laisserait pas faire. Ce temps est désormais révolu, car Pat’ fait la girouette selon ses intérêts personnels.

Lorsque la mairie les mène en justice il y a deux ans de ça pour les mettre à la porte, ils décident de se défendre légalement et de se plier aux décisions étatiques. Ça commence tout doucement à pas le faire d’être pote avec les anarchistes d’à côté. Les liens s’amenuisent peu à
peu, pas de réponses à nos bonjours, beaucoup de mépris, et même des gestes violents à notre encontre ; arracher un bout d’un de nos véhicule avec le leur devant les yeux ébahis de la conductrice, gueuler sur les gens qu’ils croisent au hasard pour se passer les nerfs, nous faire part de leur désolidarisation claire fasse aux menaces d’expulsions, etc…

Ça doit pas être facile de tenir des discours anti-flics et dans le même temps porter plainte contre ses voisins squatteurs. Ni de se revendiquer « en lutte » tout en demandant au maire crasseux de droite de St-Jean-du-Gard, ainsi qu’au sous préfet du Gard et aux gendarmes de s’occuper de nous. Dans ce tract d’appel à l’aide désespéré se cachent beaucoup de falsifications de la vérité. Patrick et Delphine savent très bien que si le portail est parfois fermé ou que les inconnu.es sont questionné.es sur leur présence c’est que nous subissons des visites régulières des forces de l’ordre et que nous craignons une expulsion surprise ou des perquisitions. Lorsque nous avons cadenassé le portail nous leur avons donné le code, et nous n’avons jamais empêché de passer leurs ami.es ou famille…

Ielles dénoncent un « système tyrannique » porté par nous sur des bases de « haine », et jouent ainsi le jeu des médias et de l’état qui façonnent une image stéréotypée des squatteurs, des zadistes ou autre, dont l’idéologie ne reposerait que sur le « anti-tout » et sur le désir de violence. Leurs pauvres petits-enfants ne pourraient pas venir les visiter car ce serait trop dangereux pour eux, alors que d’autres enfants vivent au quotidien avec nous et se portent très bien, merci pour eux… C’est facile de se faire passer pour les victimes et d’agiter l’épouvantail des méchants squatteurs agressifs qui ont soif de conflit, quel témoin pourrait le nier? Il n’y en a pas, et la voix qui a le plus de crédibilité aux yeux de l’opinion publique c’est la leur, celle de la famille travailleuse et engagée face à celle des « radicalisé.es » ultraviolent.es.

Toute leur frustration et leur mépris, ça fait des années qu’on se les prend dans la gueule. Plusieurs fois on les a invité à trouver un moyen de communiquer pour éviter que la situation n’empire, mais il n’y ont jamais répondu. Et ce pour une seule raison ; ce n’est absolument pas
stratégique pour sauver leur peau devant la justice. C’est toujours le cas aujourd’hui car la mairie, non contente du résultat du procès qui leur permet d’occuper une des maisons de la Borie, les traine en cassation.

Alors cher.es voisin.es, voilà où nous en sommes, à laver notre linge sale sur la place publique. « Il m’a fait ça! » « non, c’est lui! ». Si vous aviez eu envie d’apaiser la situation il aurait juste fallu faire 100 mètres et venir discuter sur le « comment » on cohabite. Votre mépris et vos contradictions politiques ont fait effet boomerang et se sont retourné contre vous, il faut pas venir pleurnicher maintenant !

Semaine Soin et Procès juridiquement juridique

Qu’est-ce qui se passe encore à La Borie?

Une autre semaine de soin à eu lieu avec encore plein d’echanges et discussions. On s’est partagé des savoirs sur des outils de soin très facilement pratiquables mais parfois avec des effets assez puissants:
Le mouvement authentique permet d’écouter et suivre les signals du corps. La Fake Therapy avec ses principes de base
– lea soigné.e n’a pas de problème
– lea soignant.e n’a pas de pouvoir
– on fait notre mieux
fait decouvrir des nouvaux pistes et horizons et fait du bien tout simplement.

On a discuté de l’appropriation culturelle du soin. C’est un thème assez sensible et il n’est pas toujours facile de communiquer car nous n’avons pas tout.e.s les mêmes attentes et définitions de ce concept.

Nous avons lu un texte sur le yoga pratiqué dans les clubs a Montréal.
Le yoga y est transformé et adapté pour la sociéte occidentale, vidé de son sens et puis capitalisé et rendu inaccessible pour toutes personnes qui ne rentrent pas dans le cadre blanc, riche, eduqué, sportif, etc.

Mais ensuite, qu’en est il de nos pratiques personnelles, non lucratives ? Qigong, acupuncture, massages, médecine chinoise, reiki…
et même au quotidien : les plats qu’on cuisine qui viennent d’autres pays, les tatouages, les habits…
L’important c’est sûrement de se poser des questions de pourquoi on fait ça, d’où ça vient, qu’est ce que ça veut dire pour nous et celleux qui les pratiquent autour de nous?

Finalement, on voulait finir la semaine avec une hutte de sudation, ce qui a prolongé le débat sur l’appropriation culturelle puisque cette pratique vient des cultures autochtones d’Amérique du Nord et est aujourd’hui commercialisée par des entreprises qui vendent des « séjours de survie » en dénaturant complètement le contexte et l’état d’esprit.
Ici, on fait ça entre nous, avec nos propres rituels et notre état d’esprit… alors…??
Surtout, il faudrait en parler avec des personnes concernées par ces cultures !

bain chaud sur la plage est aussi une très belle pratique du soin qui craint mois au niveau de l’appropriation culturelle

Des personnes se sont senties critiquées et/ou attaquées. On se dit alors qu’il est important de communiquer nos ressentis sans condamner directement, mais en cherchant à ouvrir un dialogue.
L’ego est souvent touché puisqu’il peut s’agir d’aspects très personnels de la vie, mais essayons de s’en détacher un peu aussi.

le texte que nous avons lu: http://francoisestereo.com/vers-une-pratique-feministe-du-yoga/
Video en anglais: https://yogaappropriation.wordpress.com

The cultural appropriation of the sweatlondge ceremony
https://capstoneseminarseries.files.wordpress.com/2014/04/sheldon-roussy-and-brittany-collier-final-by-anne.pdf

Mouvement Authentique
https://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_authentique

Et enfin, nous sommes convoqué.e.s devant le tribunal. Demain on saura la date du procès. Paraît que le maire veut nous chasser avant les elections mi-mars.
Aussi nos voisin.e.s pseudo anarchistes et ancien.ne.s squatteur.euses nous font la guerre, deposent des mains courantes et distribuent des tracts aux alentours qui racontent de la grosse merde sur nous.

Ca nous plaît pas trop..