Historique

Information sur l'évènement

  • mer
    22
    Avr
    2009

    Démontage de la yourte

    LaBorie, St-Jean

    Au petit matin, le maire de Saint-Jean, Michel Anthérieu et un certain nombre de conseillers municipaux démontent la yourte qui est installée sur le terrain collectif de la Borie, et ce malgré la protestation des quelques habitants présents. Un certain nombre des nombreux-es usager-è-s de la Borie décident d’emblée avec les habitants d’aller à la mairie demander des comptes aux impliqué-e-s de l’équipe municipale et d’exiger la remise en leurs mains de la yourte. L’équipe de démonteurs de yourte prend justement l’apéro à la mairie pour fêter sa victoire. A l’heure de porter un toast en mairie, la colère monte et le pastis tombe à terre. Le maire appelle les gendarmes; les opposants au démontage de la yourte collective de la Borie se barricadent à l’aide de chaises et de tables à l’intérieur de la mairie. Dans le feu de l’action, la marianne tombe et se brise tandis que quelques inscriptions fleurissent sur les murs dont « Yourte démontée, mairie occupée ». C’est alors que les gendarmes parviennent dans l’enceinte du bâtiment et évacuent par une violente charge une quinzaine de personnes (une conseillère municipale se prend un coup de matraque par erreur !). Ils attachent deux personnes au perron et en font évacuer une par les pompiers, direction l’hôpital d’Alès, qui se tord de la douleur d’un coup de matraque dans les côtes. Les manifestants bloque la rue à l’appel de « La Borie, collective ! » et des discussions s’engagent. Une ou deux après, les gendarmes ont reçu l’ordre de se détendre : le préfet ne suit pas, il ordonne d’engager des négociations. Les manifestants apprennent également à ce moment que la décision du démontage de la yourte s’est prise en bande organisée sans même en parler aux autres conseillers municipaux. Trois personnes dont l’ancien adjoint au maire enervés par le coup de force d’Antérieu vont alors parlementer à la mairie le dénouement de l’affaire, ce qui aboutit à la libération des trois personnes arrêtées et à la remise de la yourte à ses utilisateurs-trices avec l’interdiction de la remonter avant d’hypothétiques négociations.